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vendredi 7 septembre 2012

Les Cochons de Crépy

Cette fête annuelle a lieu le dernier WE d'août et attire beaucoup de monde.












Nouveauté de cette année : le singe, gardien de l'élixir de Cornelius
Divers travaux manuels auxquels nous pouvons participer
Tout un décor est monté avec costumes et accessoires de l'époque.














































































Les bons produits de nos régions où de nos amis frontaliers

Il y a aussi la basse cour pour la plus grande joie des enfants

















































22h15 les remparts : les lumières s' éteignent et le  magnifique spectacle
son et lumières commence pour 35 mn d'émerveillement. Merci à la ville
de Crépy, aux organisateurs, aux techniciens et à toutes les personnes
qui ont participé à la réalisation de ce spectacle d'une grande qualité.
Vivement l'année prochaine !


                            LA LEGENDE DES COCHONS DE CREPY

Henri IV faisait alors le siège de Pierrefonds et entreprenait la conquête de cette partie de son royaume qui tenait encore pour "la Ligue".
Crépy s'était déclarée contre "le Béarnais", elle avait fermé ses portes, levé ses ponts-levis et renforcé la garde, en particulier à la poterne nord.
Un veilleur se tenait en permanence dans le clocher de Saint Thomas, point le plus haut de la ville, prêt à sonne la cloche d'alarme.
La cité ne comptant qu'une soixantaine d'hommes d'armes, deux ou trois douzaines de gens de métier furent recrutés par Jean Vignolet, prévôt des marchands.
L'attente dura une bonne semaine. Les hommes d'armes se succédaient sur les remparts, fouillant du regard les environs. Le veilleur sonna par deux fois la cloche d'alarme, ayant cru voir sur les hauteurs de Feigneux s'avancer l'armée ennemie....
Puis, un peu lassés de cette vigilance qui semblait vaine, les soldats commencèrent à fréquenter les tavernes et le veilleur à n'ouvrir plus qu'un oeil.
Le poste de garde de la poterne fut même supprimé car la ville s'estimait imprenable, surtout de ce côté, et comme elle regorgeait de bétail, on y laissa s'ébattre un troupeau de.... cochons !
Cependant, ce calme n'était qu'apparent et cette sécurité trompeuse. Henri IV, renseigné par d'habiles espions sur le relâchement de la surveillance de la ville, décida de s'en emparer par surprise, un assaut direct lui semblant incertain et un long siège plus incertain encore. Naturellement, il concentra ses forces sur la poterne laissée sans garnison.
Par une sombre nuit d'octobre, une troupe de cent hommes, passant par le village de Duvy, se dirigea vers la cité. Tout semblait endormi quand ils arrivèrent au pied des murailles. Aussi placèrent-ils en silence leurs échelles et commencèrent l'escalade des remparts extérieurs pour s'attaquer ensuite à la poterne. C'était un long couloir sombre et humide dont l'entrée était dissimulée au milieu des broussailles. Une fois engagés sous la voûte obscure, les s'avancèrent dans l'obscurité, le calme n'était troublé que par des chants d'ivrognes parvenant des tavernes. Soudain, les premiers éclaireurs s'arrêtèrent. Ils venaient d'apercevoir à deux pas des formes sombres cachées dans l'herbe. Des sentinelles endormies, sans doute, ils entendaient , en effet, leurs ronflements....
Après une rapide et silencieuse concertation, les soldats décidèrent d'agir vite et bien : s'approcher en rampant des sentinelles et les égorger.
Le premier soldat parvenu tout près d'une de ces formes étendue arma son bras et la frappa du tranchant de son épée.Alors, des cris horribles se firent entendre, aigus, discordants, trouant la nuit. Les cochons réveillés, car c'étaient bien eux, hurlaient de ce cri perçant et hideux du porc qu'on assassine.
Immédiatement, le veilleur sonna l'alarme et toutes les cloches, bientôt , lui firent écho : Saint Thomas, les Ursulines, Saint Arnoul...
C'était l'alerte générale. Les soldats d'Henri IV -surpris quand ils croyaient surprendre- prirent le parti d'une retraite rapide et sans fanfaronnade.....
Six mois plus tard, Henri IV, converti, entrait dans Crépy qui lui ouvrait généreusement ses portes, avec humour et bonhomie. Le roi offrit à Vignolet, en signe d'hommage, un petit cochon d'or qu'il devait arborer lors des manifestations publiques.
Cest là - pense Albert Rollot - l'origine des "porte bonheur"... et d'une certaine tradition crépynoise de vénération du cochon puisque les armes de la ville s'ornèrent d'un cochon d'or et que la consommation de viande porc fut interdite en ville jusqu'en 1793.
D'autre part, une société locale d'arquebusiers avait pou enseigne un cochon dans une cage.
Attribuat-on aux habitants de la ville le caractère de de même animal ?
Nulle légendre, jamais, n'a été conçue pour le dire !
(Voir site : legende-cochons-crepy et extrait du légendaire du Valois de Philippe Barrier)

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